[Détroit]

VIEILLES CHARRUES, JOUR III

 

Mes chaussures sont toujours un peu humides au levé et heureusement j’ai eu l’idée judicieuse de venir avec deux pantalons, mais le soleil brille de nouveau et tout ça sera bien vite sec.
Je suis tellement enthousiaste après cette soirée de folie que je choisis de petit déjeuner au gin-gini. Ce ne fût pas ma plus grande idée. M’enfin, si on ne teste pas ce genre de truc ici, on ne le testera jamais (comment ça : « Ce serait pas très grave » !?)

 

Je saute comme un petit cabri pour aller voir Breton (qui ne sont pas bretons), Camille et Oliv’ (qui sont bretons mais pas Breton) (pouin pouin pouinnnn).

En les attendant, et en jetant un bref coup d’œil aux infos diffusées sur les écrans, j’ai eu la douloureuse surprise de constater que j’avais un peu surestimé l’humour absurde de mes copains de camping : autant le coup de 30 seconds to Mars remplacé par Annie Cordy était vraiment une blague, autant celui de Miles Kane par les BB Brunes, pas du tout. Dur.

Je ne comprends toujours pas comment les petits gars de Breton se sont retrouvés à jouer à 16h (horaire peu adapté) sur Glenmor (gigantisme peu adapté) mais putain ils ont gérés ! Leur album est à chaque écoute un peu plus génial et les revoir était un pur plaisir, même si je ne pouvais pas tenter de leur faire des bisous esquimau cette fois-ci (remember The Louisiana).

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J’ai entendu Jabberwocky de loin, ça avait l’air bien, mais bon, parfois il faut faire des choix, genre celui de manger.

 

L’heure de se placer pour Détroit est arrivée.
Nous faisons partie, moi et les copains, de cette génération frustrée d’avoir loupé le concert mythique de Noir Désir aux Vieilles Charrues en 2001 alors l’attente est aussi grande que fébrile.

C’était beau, c’était émouvant, c’était frissonnant, c’était rock, c’était doux, c’était lumineux. On a chanté fort, on a tremblé un peu, on l’a vécu simplement. Et cette voix, qui nous suit depuis tant de temps, n’a pas changé.

Comme dirait l’un « Maintenant on peut crever pénard. Le plus tard possible, mais pénard. ».

 

Par contre, il faisait tellement chaud que je me suis tapée un petit coup de bambou. Le réchauffement climatique on en parle sans vraiment le voir, mais aux Vieilles Charrues c’est une réalité. Pouvoir rester en débardeur jusqu’à 1h du mat, il y a encore trois ans, on n’aurait jamais parié dessus…

 

Il faudrait courir pour ne pas louper le début du set de Fakear qui fait partie de mon top 10 des trucs à voir absolument ce week end, malheureusement la déshydratation est assez intense et le temps de tenter de résoudre ce problème, je loupe une bonne moitié…
D’ailleurs c’était la première fois de ma vie que je demandais un verre d’eau au bar des Vieilles, réponse effarée : « Ah non mais on a que de la bière nous ! ». Soit. Il a de l’eau dans la bière à ce qu’il parait.

Je ne vais émettre aucun avis sur la deuxième partie du set parce que clairement je suis énervée de ne pas l’avoir vécue comme il se doit. Très cher Fakear, tu avais l’air très bon, et d’une grande sincérité, nous nous reverrons bientôt, j’en fais le serment.

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Ensuite Arctic Monkeys. Chat échaudé craint l’eau froide, après les Black Keys je flippais un peu de voir les chouchous de Sheffield.

A raison. PUTAAAAAAIN ! C’était propre. Très propre. Trop propre. Mais il ne s’est rien passé. A part Alex qui se peigne en plein set.
Mec faut que t’arrête. Ça pourrait être drôle si c’était du second degré mais là on voit que tu te prends au sérieux et c’est un peu ridicule. Même quand tu nous dis « You look wonderful tonight baby » et que ça fait plaisir. Pourtant tu sais que je t’aime. Quand tu t’es mis à la banane j’ai trouvé que ça te rendait classe, c'est dire. Là il faut juste que tu prennes un peu de recul et je ne me fais pas de soucis, tu es intelligent, tu comprendras rapidement de toi-même.

Cela dit, c’est aussi de ma faute si je me suis ennuyée, je n'étais pas assez prêt et j’étais toujours stone de l’aprem. Mais voir tous les gens autour de nous se barrer ou s’asseoir, c’était assez moche.
Je vais donc continuer de chérir mes souvenirs de leur concert à l'Olympia, ce sera suffisant.

 

J’ai tenté de battre le mal de crâne avec Gramatik, en vain, ce petit côté Chinese Man vs C2C (oh oui, tapez moi !) me laisse de marbre.

Pour finir, ce samedi soir a été le théâtre d'une lutte intestine entre le corps et le mental dans mon cerveau, quand quelques copains ont décidés de rentrer au camping à 1h, AVANT LES DERNIERS CONCERTS !!
Assumer sa fatigue ou résister parce que « JE SUIS TOUJOURS JEUNE BORDAYL !! » ? J’ai fini par trancher en faveur de ma carcasse de quasi trentenaire, la tête basse, non sans honte, je dois bien l'avouer…

Bref, j'ai pas (re)vu Shaka Ponk.

 

#qotd « Je me croirais en beach party à Nazareth »

Highlight de l’hormone : Daniel McIlvenny (de Breton) et Bertrand Cantat