[Oasis]

VIEILLES CHARRUES, JOUR 1.

 

J’entre sur le site complètement dans les vapes. La nuit de 13h et les médocs n’y ont rien fait, je suis baladeeeeeuh.

Ben voyons...

Cœur de Pirate n’arrange rien. Sa voix et ses morceaux me crispent, même de très loin. Je pars à la découverte des décors (le thème cette année c’est l’été indien), des nouveaux espaces, le Château et le Park, qui sont à l’opposé de la scène.

 

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J’enchaine le stand crêperie avec une double glace Jampi chocolat/sablé breton, la base d’une alimentation plaisir. Je fais une bise à un sudiste qui a réussi à faire en sorte de « travailler » sous le chapiteau (on ne sait jamais, des fois qu’il pleuve et qu’il fonde) (bisou) avant d’aller écouter Portugal, the man.

Certes, mes conditions physiques n’étaient sans doute pas réunies pour apprécier les concerts à leur juste valeur mais bon. Quand ça n’a aucun intérêt, ça n’a aucun intérêt. Si ce n’est cocher une case quota car l’un des membres est en fauteuil roulant.
Vous connaissez forcément leur tube, Feel it still, que Toyota a utilisé pour une pub.

Perso, je me suis allongée dans l’herbe avec mes earplugs, j’ai fait la sieste, c’était très bien.

 

J’étais quasiment en forme pour Mogwai (mon cerveau cherche les dernières molécules de Doliprane à assimiler) qui a achevé de me faire revenir à la vie. Y’a pas à barguigner, quand c’est bon, il suffit de se laisser porter #loveScotland. Comme je leur ai déjà accordé le droit de me faire perdre un point d’audition il y a 8 ans, cette fois-ci je garde les bouchons.

Autour de moi, un Chabal en puissance surkiffe et hurle « 15 ANS QUE J’ATTENDS CA !! » aux côté du public de la Route du Rock (ce n’est pas un jugement à l’emporte pièce, les tote bags et les sweats le prouvait !) et on le sait, il n’est pas des plus nombreux.

 

 

C’est à partir de ce moment que je commence à noter une claire scission du public (jeune / vieux), que je n’avais jamais observé sur le festival auparavant.

C’est encore plus criant sur Liam Gallagher qui prend la suite sur Glenmor (la plus grande scène) et pour lequel, en arrivant 5 minutes avant le début, j’aurais pu me glisser jusqu’aux crash barrières. Alors que sur Grall (petite scène), Lomepal déplace les foules et fait trembler le sol de la Garenne avec des circle pits sans fin.

 

Je savais que j’allais voir Liam Gallagher mais je n’avais pas trop conscientisé le truc. Quand il est entré sur scène, fidèle à lui-même et au mec dont j’étais dingue au collège, ça m’a bouleversé d’une drôle de manière.

Évidemment je regretterai à vie de ne pas avoir vu Oasis en concert, mais ce petit shot mancunien, cette voix qui a tant marqué mon adolescence (voire au-delà), c’était doux.
Son attitude, sa coupe de cheveux, ses fringues, les 2 minutes de Wonderwall que ça le fait clairement chier de devoir jouer, son départ de scène 25 minutes avant la fin du set, tant pis, tant mieux, ça fleure l’entièreté (et le rock ?).

Chaleur...

 

L’avantage de son mauvais caractère et de sa défection prématurée, c’est que j’ai pu filer voir la fin de Lomepal. Enfin, « voir »… J’ai surtout vu qu’il a des milliers de fans qui connaissent ses textes par cœur. Dont je fais partie, mais dont je fais surtout grimper la moyenne d’âge…

Devant moi une gamine de 16 ans avec un monsieur d’une quarantaine d’année qui formaient un couple fort dérangeant à partir du moment où j’ai compris que c’était un couple donc, et pas une fille et son père.
Heureusement un groupe d’indiens a détourné mon attention en me voyant : « Mais t’es toute seule ?! Mais, t’as perdu tes amis !? » #malaise

Ca m’a valu d’être portée sur les épaules de l’un d’entre eux pendant mon morceau préféré, on ne va pas se plaindre.

(Heureusement j’avais eu l’occasion de l’écouter dans une petite salle quelques mois plus tôt, on ne louera jamais assez la proximité entre les artistes et le public).

 

 

Ensuite je suis passée rapidement devant Jain, qui m’avait bluffée il y a deux ans. C’est beaucoup trop tôt pour la revoir, d’autant que je n’ai pas eu l’impression que son répertoire ait franchement évolué.

Je vais jeter une oreille trop tardive à Hungry ft Worakls, N’To et Joachim Pastor, ça semblait vraiment pas mal mais il est l’heure d’IAM.

 

20 ans plus tard, la Tournée du Micro d’Argent te chope et te dépose devant le collège (décidément !). Les mecs (particulièrement Shurik’n) n’ont pas bougé d’un pouce et je connais toujours les morceaux par cœur.

Devant moi un père chante à tue-tête avec ses deux ados, je trouve ça génial tout en mesurant ce que veut dire « 20 ans ». (Outre le fait que les paroles type « Jean-Claude Gaudin Skywalker » soient encore d’actualité………….)

Alors j’ai dansé le mia, suis passée chez le mac, parlé aux petits frères, volé dans le côté obscur et putaing, c’était bieng (ceci est un cliché orthographique censé imiter l’accent marseillais) !

 

J’ai essayé de tenir pour le phénomène Rilès, qui chante, danse, œuvre avec une facilité déconcertante mais le rhume a eu raison de moi et de mon amour pour Lysistrata.