[Noir Désir]

 

Le week end dernier j’ai acquis (à bon prix) les nouveaux albums de deux de mes prèfs de la life de la bande dessinée.

 

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Le 5ème tome des Notes de Boulet, recueil de son blog entre juillet 2008 et juillet 2009, rejoint donc ses 4 petits camarades sur mon étagère.

Sous-titré « Quelques minutes avant la fin du monde », Boulet nous propose, dans son strip inédit, la meilleure anticipation écologique qu’il m’ai été donné de lire jusqu’à lors : la nature s’adapte, peu importe ce qu’on lui fasse subir.

Moi qui ne suis absolument pas sensible à la green attitude de mise depuis quelques années, on me fournit enfin une excellente argumentation pour continuer à m’en foutre.

 

A noter également, une sublime métaphore sur notre peur de la mort : « La mort, c’est comme quitter la meilleure fête du monde à 21h. L’avantage de la fin du monde, c’est qu’il n’y a pas trop de regrets à avoir sur l’après. Là pour le coup, la fête est finie, on peut partir heureux d’être resté jusqu’au bout ».

Que dire de plus ? LONGUE VIE AU ROI BOULET !!

 

 

Le sticker collé sur Polina avec une phrase du Point « Bastien Vivès n’a pas seulement un talent fou : il a la grâce » résume assez bien ce que je pense depuis que Dans mes yeux est arrivé entre mes mains. Télérama ajoute « Bastien Vivès occupe une case à part dans la bande dessinée française : celle du talent à l’état pur ». N’en jetez plus !

 

Bastien Vivès est donc jeune, talentueux, limite génial, intelligent, excellent scénariste et, si on lit son blog, on se rend compte qu’il est de plus très drôle. Tout cela en fait certainement quelqu’un de détestable à côtoyer au quotidien, mais de très recommandable en bibliothèque.

 

Polina suit la vie d’une fillette, de son entrée dans une académie de danse à, environ, ses 25 ans. Les sacrifices, la douleur, les amitiés & amours (thèmes centraux de l'oeuvre Vivèsienne), le quotidien, la confrontation à ses désirs. En choisissant de raconter une vie sur la durée, s'affranchit-il de sa prédilection pour la fin de l'adolescence ? Je crois que je m'en fous un peu en fait, même si je dois avouer que c'est la période de Polina qui m'a le plus touché.

 

Je n’ai pas eu le choc esthétique et émotionnel provoqué par Le goût du chlore. On s’habitue à tout, à la beauté, au talent comme à la laideur et la souffrance et c’est bien dommage.

Polina est une belle bande dessinée, qui mérite, je pense, d’être lue plus d’une fois pour saisir toutes les nuances apportées par Bastien Vivès. Qui confirme quant à lui, toutes les couronnes de lauriers que je lui tresse dès que j’en ai l’occasion.

 

(Et la lire avec le dernier Lykke Li en BO, quel régal !)