23 septembre 2011
The end is coming
Il y a cinq ans, je quittais mon ouest natal pour partir à la conquête du monde de la France et d’une licence.
Il y a cinq ans je créais ce blog pour partager les photos de ma nouvelle vie savoyarde avec les amis restés au pays.
Il y a cinq ans j’écrivais mes premières conneries en écoutant Les choses d’en face, le premier album de Joseph d’Anvers.
Peu à peu la ligne éditoriale (lol) a évolué, allant jusqu’à me faire publier un article par jour pendant un an et demi (quand on est étudiant on n’a vraiment rien à foutre de ses journées).
Depuis quelques mois, je l’ai déjà dit, je ne sais plus vraiment quoi faire de ce lieu mais je n’arrivais à me résoudre à l’abandon.
Aujourd’hui ce blog a cinq ans. Aujourd’hui je suis revenue dans mon ouest natal. Aujourd’hui j’écris mes conneries en écoutant Rouge sang, le dernier album de Joseph d’Anvers. Ceux qui aiment les symboles seront donc ravis du moment choisi pour dire stop. La vie est un cycle, BLABLABLA.
J‘écrirais peut être ailleurs et je vous le dirais. J’écrirais peut être ailleurs et je vous le cacherais.
En tout cas, ici, je me suis bien marrée.
Je ne vous quitte pas sans vous donner quelques derniers conseils :
- Ecoutez « Dada Bandits » de Rubik, ce n’est pas une nouveauté mais je l’ai découvert il y a deux semaines et je l’écoute en boucle. C’est un excellent album (notamment « You jackal » et « Fire age ») mais sachant qu’ils sont finlandais, cela n’a rien d’étonnant.
- Regardez Game of thrones, une série d’heroic fantasy très réussie. C’est un univers qu’on a peu l’occasion de voir traité et le résultat est à la hauteur des attentes qu’on peut avoir sur ce genre.
- Touchez le nouvel album de Miossec, « Chansons ordinaires », qui est un bel objet tout doux.
- Regardez Being Human UK, une série narrant les histoires d’une coloc composée d’un vampire, d’un loup garou et d’une fantomette qui essayent tant bien que mal de vivre « normalement ». (Avec un Russell Tovey aka George cutounet)
- Ecoutez « Alesia » de Housse de Racket, le nom est pourri, les paroles sont neuneus, mais le titre et le résultat final sont un peu merveilleux, et totalement addictifs. Pop is not dead qu’ils disaient.. !
Sur ce, bye bye les petits poneys !
19 septembre 2011
Stay the same
Aller à Paris pour un week end et se rendre compte que les images cinématographiques ne composent plus uniquement le fantasme de la capitale, désormais rejointes par un Paris remplis de twittos, déambulant dans les rues avec des losanges verts et leurs pseudos au-dessus de leurs têtes comme dans les Sims (et pourtant, JE LE JURE, je ne me suis pas laissé tenter par les Sims Social sur facebook).
Internet est une putain de drogue.
Un week end dans les brumes houblonneuses, voguant de café en café au rythme des agréables et incessants rendez-vous.
Et parfois être obligée de vendre un rein pour avoir sa dose.
Un week end durant lequel je n’ai quasiment pas pris de photos n’ayant pas le matériel adéquat.
Alors qu’entre le squat rue de la Roquette, et l’arrivée impromptue au beau milieu de la Techno Parade, il y aurait eu de quoi faire.
Un week end où s’la jouer « Non je vais prendre le métro à Répu, j’ai rendez-vous à Bastille, mais aucun souci on se retrouve à Hôtel de Ville pour aller au Point Virgule !»
Et se fendre la gueule devant Chris Esquerre qui est si chouette. (Même si qu’en tant que professionnels de l’humour, nous avons émis quelques critiques sur la construction narrative du spectacle et l’évolution de la clef du succès)
Un week end suivant le fil de deux gimmick « Bon, sérieusement, quand est-ce que tu t’installes à Paris !? » / « Tu mates Bref ? ».
Je dois bien l’avouer, je n’ai jamais été aussi proche de me laisser convaincre.
11 septembre 2011
Quelques minutes de bonheur absolu
Puisqu’apparemment c’est un format qui plait, il n’y a qu’a observer le nombre exponentiel de fans sur facebook, nous allons faire BREF.
(Si cette intro vous laisse perplexe, c’est sans doute que vous vivez sans télé ni internet depuis le 29 septembre) (je vous tire mon chapeau, je n’aurais pas tenu si longtemps) (bon en même temps, on peut du coup se demander comment vous faites pour accéder à mon blog…)(la vie est tellement pleine de mystères)(Oui je vais quand même vous donner une explication : BREF. A voir absolument, notamment si vous aimez la Bande pas dessinée de Navo, les sketches de Kheiron et les Voisins du Dessus, entre autres)
Cinéma cinéma cinéma !
(La dernière fois, mon énervement contre Un amour de jeunesse a polarisé toute mon inspiration)
Melancholia de Lars Von Trier.
Mon premier Lars Von Trier (là, ma réputation intersidérale de cinéphile vient de partir en fumée, bye bye je t’aimais bien !) précédé de son halo cannois. Je ne connaissais rien du scénario ni de la distribution (hormis Kirsten Dunst forcément) ce qui m’a valu quelques agréables surprises (Aleks would you marry me ?).
Divisé en trois parties, Melancholia a beaucoup de qualités, esthétiques notamment. L’intro sur le thème de Tristan et Iseult de Richard Wagner est sublime, la qualité de l’image, on se croirait dans une expo de peinture réaliste, étrange et magnifique.
La première partie qui repose sur le personnage de Kirsten Dunst est celle qui m’a le plus plu et touchée. Le traitement du thème général de mélancolie sur fond de fin du monde (en résumant avec le dos de la cuillère) m’a vraiment séduite aussi.
La deuxième partie mettant en scène Charlotte Gainsboug qui m’a gavé. J’ai rien contre elle mais là, ça va bien 5 minutes de chouiner, 1h c’est relou. Et une question m’a taraudé : Charlotte Gainsbourg impose-t-elle dans les contrats de tous ses films de devoir avoir les cheveux mal peignés et un pull trop grand pour elle ?
La guerre est déclarée de Valérie Donzelli.
Depuis le 12 mai 2011, quand j’ai entendu l’interview de Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm par Frédéric Bonnaud, je mourrais d’envie de voir ce film. (Je suis pas complètement obsessionnelle, si j’ai retenu la date c’est parce que je l’ai entendu dans la voiture juste après avoir passé mon entretien de taf à Lorient).
J’aime bien Valérie Donzelli depuis un bail, quand on la voyait virevolter dans des téléfilms du service public, ou plus récemment chanter sur un album de Benjamin Biolay. J’ai vu son premier film La reine des pommes avec lequel j’ai moyennement accroché mais qui était plein d’idées folles à cultiver.
Je suis amoureuse de Jérémie Elkaïm depuis le lycée et ses rôles dans Presque Rien de Sébastien Lifshitz ou A cause d’un garçon de Fabrice Cazeneuve.
C’est rien de dire que j’ai été voir La guerre est déclarée dans un état d’esprit plutôt favorable et subjectif.
J’en suis ressortie encore plus dingue de ces deux-là. Un film transpercé d’amour de part en part, une beauté.
Et GFY aux blasés de toute sorte qui remettent en cause les qualités artistiques de ce film. Je préfère mille fois voir et revoir La guerre est déclarée avec ses multiples imperfections que les parfaits objets cinématographiques sans âmes des potentiels premiers de classe de la FEMIS.
(Oui ok, je suis complètement passée à côté de la brefitude)
04 septembre 2011
Tartine et chocolat
Deux mois après sa sortie, j’ai quand même pu aller voir Un amour de jeunesse de Mia Hansen-Løve.
J’avais entendu tellement de bonnes critiques sur ce deuxième film comme sur son premier, et puis ce titre associé à son si joli nom, je me faisais une joie de le découvrir.
Ah ben merde.
Je me suis fait chier les amis… Mais alors dans les grandes largeurs quoi…
Pitch :
1ère partie > Camille 15 ans, et son premier amour Sullivan 19 ans. Qui va partir fait un road trip d’un an avec ses copains en Amérique du Sud. Bouh séparation déception reproches pleurs abandon largage.
2ème partie > Camille 19 ans n’a jamais revu Sullivan mais trimballe une mélancolie féroce depuis, heureusement elle a trouvé sa voie dans l’architecture et un truc un peu bizarre sans doute freudien ou œdipien ou que sais-je encore de psy dans sa relation avec son prof Lorenz, de 30 ans son ainé.
3ème partie > Camille 21 ans revoie Sullivan et trompe allégrement Lorenz avec dans leur appartement (mais dans la chambre d’amis uniquement), parce que finalement elle n’a jamais cessé de l’aimer. Mais Sullivan repart on ne sait où et Camille pleure de nouveau dans sa chambre d’enfant sous le regard désespéré de sa mère (Valérie Bonneton, seul élément un tant soit peu agréable du film)
2h se sont passées. J’ai hésité maintes fois à me barrer de la salle (ce qu’ont d’ailleurs fait les gens derrière moi) mais j’ai résisté, en espérant une amélioration (queudalle).
Un amour de jeunesse est inintéressant, sans réelles qualités artistiques (la photo et la réa ne sont pas transcendantes) et extrêmement long.
Le personnage de Camille est une pleureuse tellement pénible que je ne m'y suis pas attachée une seconde.
Sebastian Urzendowsky (Sullivan) joue si mal que s’en est indécent. La seule phrase correcte de dialogue que l’on puisse lui accorder c’est quand ils sortent du ciné et qu’il critique le film « c’est très Français, les comédiens sont énervants, c’est verbeux, bavard et complaisant ». Bien vu Mia d’avoir voulu te jouer des futures critiques que l’on pourrait faire au tien, mais il aurait mieux valu faire en sorte de ne pas les mériter.
Je regarderai tout de même Le père de mes enfants par curiosité, et puis en dvd, je pourrais stopper le visionnage sans scrupules.
Bonus track : Le bus qui passe dans la rue avec une pub pour Be bad dessus. L’action est censée se passer en 2003. Ce film est sorti en 2010.
Par contre hier j’ai maté un documentaire sur Arte (ouais ouais) « Romans d’ados ». Deux documentaristes, Béatrice Bakhti et Audrey Sommer, ont suivis 7 ados suisses, de leurs 12 à leurs 18 ans. J’ai trouvé ça pas mal comme concept. En plus le tournage a commencé en 2001 donc c’est quasiment des gens de la même génération que moi (genre ils avaient un baladeur K7 en 5ème, pas un Iphone) et c’est plutôt intéressant de se replonger dans cette période (une fois que c’est passé et que, Inch’Allah, ça ne reviendra pas). Le 1er épisode est dispo toute la semaine sur Arte +7, ça vous changera de Secret Story.
29 août 2011
Chicken wings
[Bon ap']
Samedi j’étais à une pool party (je ne tiendrais pas un blog depuis si longtemps si ma vie n’envoyais pas un minimum de rêve) (lol). Et bien dites-vous que je n’ai pas pu chausser mes fausses Wayfarer Pringles récupérées aux Vieilles Charrues une seule seconde, ni foutre un orteil dans l’eau.
J’aime bien ma région, mais putain niveau climat c’est quand même un bon coin de merde…
Heureusement nous avions de quoi nous réchauffer. Je vous vois venir avec vos petits sourires en coin mais vous n’y êtes pas du tout bande de crétins, le thème c’était PEIGNOIR !
Là je cherche comment faire ma transition, disons que nous étions entre gens de bon goût et que nous avons donc écouté de la bonne musique.
Dont Digitalism.
Digitalism est un duo allemand qui s’est fait connaître et reconnaître en 2008 avec un premier album nommé Idealism. Que je n’avais pas franchement écouté.
Mais cette fois-ci, après avoir entendu deux morceaux sur le Mouv’ et une interview évoquant brièvement Jules Casablancas (il en faut peu pour m’appâter), j’ai tendu l’oreille (et la carte bleue).
Je vous le dis sans plus de fioritures et de circonvolution (j’aime bien ce mot, on dirait un cirque dans une bulle qui bouge) (et tout ça sans spacecake pour le goûter), je ne regrette pas l’achat d’I love you dude.
Je l’écoute en boucle dans la voiture. Par exemple quand je suis allée puis revenue de St Malo il y a deux semaines (approximativement 5h de trajet), je n’ai écouté que ce CD.
Les 5 premiers morceaux sont exquis.
2 hearts est un petit bijou electro pop, tioube en puissance pour faire danser dans les soirées de Mr Durand.
Just Gazin joue la note de la douceur et de la sensualité.
Encore amène un son un peu plus puissant qui équilibre l’album.
Silenz (uniquement disponible sur l’édition limitée ATTENTION) est hypnotique.
Je m’arrête là parce que je suis totalement nulle pour parler d’électro (c’est pas comme si j’avais réussi à pondre un mémoire de 80 pages sur le sujet…), mais vous avez compris : il FAUT écouter I love you Dude.
Bonus track : Ma micro critique de La Piel que habito de Pedro Almodovar > Pedro nous a habitué au glauque mais là... Merci pour le malaise continuel... J'ai failli sortir pour vomir.
(Je serais ravie d’échanger avec quelqu’un qui l’a également vu, manifestez-vous si c’est le cas !)
21 août 2011
Manchester united
Ce week end, je n’ai pas fait de festival. Nous ne sommes donc pas à l’abri d’une crise de manque dans la semaine. Dans ce cas, les symptômes consistent à agripper tout être vivant esquissant un mouvement pour le supplier de prendre n’importe quel objet afin d’en sortir quelques sons pouvant s’apparenter à de la musique ou pousser la chansonnette « MAIS JE M’EN CAAAAAAAAAAAAARRE QUE TU CHANTES FAAAAAAAAAAAUX !!! »
Oui. C’est moche.
Pour pallier, j’avais tout de même prévu de vous parler musique, car il y a quelques albums qui tournent en boucle sur ma platine depuis un temps certain et sur lesquels je n’ai toujours pas écrit le moindre mot.
Mais là j’ai inséré James Vincent dans le lecteur et ça m’empêche plutôt de me concentrer sur les autres.
Allez, mon esprit est le plus fort, je PEUX le faire.
Aujourd’hui : KILL THE YOUNG.
Kill the Young est un groupe de rock anglais, composé de 3 frères (ouais c’est ça, comme les Hanson, putain quelle culture !) Tom, Dylan et Oliver Gorman.
Ils ont sorti leur premier album en 2005 et je peux vous dire que je l’ai usé à force de l’écouter (All the world, si ça c’est pas de la bombinette). J’ai également pu les voir 2 fois en concert, dont une très très chouette au Vauban (Brest).
« AND I SEE NO JOY, SEE NO JOY, SEE NO JOY IN THIS WOOOORLD” (James Vincent, pleaaaaase, I try to write something coherent)
5 ans plus tard, les frères Gorman ont grandi (faut dire qu’à l’époque ils étaient à peine majeur) (ouais c’est ça, comme les Hanson, putain quelle culture !) et sortent un nouveau CD.
Selon internet, il semblerait qu’il y en ai eu un autre en 2007, auprès duquel je suis complètement passé… Je vais aller me renseigner à la FNAC dès demain.
BREF.
Thicker than water est un album réussi. Le genre d’album dont, dès la première écoute, tu sais que l’achat sera rentabilisé. Le genre d’album dont aucun morceau ne te parait moins bien que le précédent. Le genre d’album où tu notes une réelle évolution du groupe, sans renier les marques de fabriques qui te plaisent tant. Le genre d’album que tu serais tenté de qualifié « d’album de la maturité » si t’étais une journaliste sans plus de 10 mots de vocabulaire.
I dont want to fight with you anymore ouvre le bal avec une profondeur et une densité qu’on ne leur connaissait pas. La voix de Tom n’a jamais été si belle et touchante qu’accompagnée à la guitare sèche.
Dès One and only, on retourne aux basiques de Kill the Young batterie + guitare hyperactives + quelques notes de piano et on reconnait le timbre particulier du chanteur.
Darwin smiles joue son rôle de tube et reste en tête durant des heures (même quand on a saisi un seul mot du refrain, tout mon week end dublinois a été à base de « Revolutioooooooon »).
SESSION ACOUSTIQUE OUI FM - KILL THE YOUNG -... par radioouifm
Je vais peut-être pas vous faire la liste des 13 chansons… Ajoutons juste que cela fini sur une douce chanson, Will you change for me ?, à laquelle j’ai bien entendu envie de répondre « Yes, of course » (j’ai beaucoup travaillé mon anglais cet été).
En ces temps de grand raout catholique, j’ai presque envie de prier pour pouvoir profiter de leur évolution sur scène d’ici décembre.
16 août 2011
Sweet cloud
[The Kills]
Le festival de ce week end, c’était la Route du Rock.
Je vais essayer de vous le faire vivre comme si vous étiez dans ma tête.
Vendredi (samedi) 2h du mat « Ça sert à rien que je mette un réveil pour demain matin, de toute façon, comme tous les matins les binious vont retentir ».
Samedi, heure non évaluée « Mmmmm je vais regarder l’heure pour savoir combien de temps je peux encore dormir ».
Samedi, heure évaluée, 15h20 « Merde, je suis censée partir dans 10 minutes ».
Samedi, 19h « C’est vraiment à perpète la galette ce festival… » (Oui je suis un peu fofolle niveau vocabulaire quand je me parle dans ma tête)
Samedi, 19h30 « C’est vraiment sympa d’être à 5 dans une clio en plein mois d’août pour boire des bières tandis qu’il crachine dehors »
Samedi, 20h « On a bien fait de sortir pile au moment où il commence à pleuvoir des cordes »
Samedi, 20h30 « Tiens un chapiteau, profitons-en pour fumer une clope au sec »
Samedi, 21h « J’aime bien Low, putain mais je commence à être trempée avec cette pluie qui diminue pas »
Samedi, 21h45 « J’ai faim. Oh tiens, un stand de bouffe ! Oooh 6€ le panini jambon fromage qui va être trempé avant que j’ai pu le manger !! »
Samedi, 22h « Faut que j’aille acheter des jetons boissons. Ah zuuuut, j’ai pas pris mon maillot pour traverser cette flaque… »
Samedi, 22h30 « Raaaaaaaaaaah mais pourquoi j’ai pas eu le temps de passer à Décath acheter des bottes !!? Ah ? Cults joue ? Ouais mais ça saoule de sortir du chapiteau »
Samedi, 22h45 « Non mais rien à foutre d’être bretons, ça fait CHIER là ! Ok c’est dit, l’année prochaine, on va à Benicassim ! »
Samedi, 23h « Aaaaaaaaaaaaaaaah, mais je vais me péter la gueule dans la boue, c’est pas possible mais c’est quoi ces abrutis qui n’ont pas prévus de mettre des copeaux de bois sur le site en cas de pluie ?! C’est pas comme s’il pleuvait TOUS LES ANS pendant le festival !! Putain c’est la dernière fois que je vais jusqu’au bar, c’est trop risqué ! »
Samedi, 23h15 « C’est pas tout ça, mais on est quand même là pour la musique, allez, go to Blonde Redhead. »
« C’est chouette »
« Putain je m’auto éclabousse quand j’applaudis »
« Merde je peux pas bouger la jambe, je suis ancrée dans la boue »
« J’aimerais bien être en robe et santiags blanches comme Kazu Makino »
« Fuck, j’ai de la boue jusqu’aux genoux »
« C’est vraiment sympa comme groupe »
« Putaaaaaaaaain, ça me coule dans le dos maintenant !! »
« C’est officiel je suis trempée comme une soupe »
« Ah ? C’est fini ?
Dimanche, 00h15 « Ouais bon, faut quand même attendre The Kills, de toute façon… Trempée pour trempée… »
Dimanche, 1h « Ouaaaaaaais » *autoéclaboussage*
« Je fumerais bien une clope… »
« Aaaah j’adore ce morceau »
« Quand même, elle a trop la classe Alison Mosshart… Bien qu’elle ai un peu grossi non ? Et Jamie a pris un coup de vieux je trouve… »
ALLELUJAH. MIRACLE. OSANNAH OSANNAH. IL EST NE LE DIVIN ENFANT.
Dimanche, 1h30 « Il a arrêtééééééééééééééé de pleuvooooooooooir !! Je peux fumer une clope à l'air libre !! »
« Clap clap »
Dimanche, 2h « Bon… On va quand même boire une bière en attendant Battles, quitte à être là… »
Dimanche, 2h45 « Je serais quand même vachement bien au sec dans mon duvet dans ma bagnole »
Dimanche, 3h15 « BONHEEEEEEUR ! »
Dimanche, 11h20 « Je me casse ou je reste ce soir ?? »
« … »
« … »
Dimanche, 12h15 « Je vais regretter mais je me casse »
Dimanche, 13h15 « Je regreeeeeeeeeeeeeette »
Dimanche, 15h30 « Finalement cette douche me comble autant que Mondkopf »
11 août 2011
Jump' around
Dans le cadre du FIL off, il y a un village solidaire monté dans Lorient, où l’on trouve tous les anarco écolo babos du coin qui bouffe du quinoa en buvant du jus de pomme bio vêtus de pull en poil de lama. Bref c’est pas un endroit où j’irais spontanément, mais il s’avère qu’ils ont également une prog musicale, qui elle est intéressante.
Lundi c’était les Ramoneurs de Menhirs qui investissaient l’endroit, hors de question de louper ça depuis le temps que je veux les voir en live.
C’était assez étrange d’aller à un concert punk (celte mais punk quand même) juste après le taf, à 18h, sobre (et aphone) et à la fois vachement marrant au niveau ambiance.
Les Ramoneurs de Menhirs c’est là où tu croise des crêteux, des intégristes bretons, des familles, des mecs qui font des slams en chaussures coquées et qui enchainent sur une gavotte, un gamin de 3 ans dansant les deux poings en l’air sur les épaules de son père, un autre de 8 qui scande les paroles de Bella Ciao, une mamie qui danse un anter dro, des odeurs de sueurs et de beuh, des gens heureux.
J’ai vraiment passé un excellent moment, musicalement j’overkiffe, même si je suis partie avant la fin.
Attendez avant d’hurler ! Je suis partie au bout de 2h30, en boitant (saute sans t’arrêter pendant autant de temps, on verra si tu fais toujours le malin), et ils étaient toujours sur scène ces malades !
Bref les Ramoneurs de Menhirs (qui reprennent un peu du répertoire des Bérus durant leur set) ça envoie grave du bois !
2ème sortie de la semaine au FIL : Projo/rencontre avec Antoine de Maximy.
D’abord la diffusion de J’irais dormir chez vous au Royaume Uni (forcément, Pays de Galles et Ecosse, ça rentre dans le thème de la diaspora celte), ça tombait bien, je ne l’avais jamais vu.
Ça m’a donné encore + envie d’avoir faire un tour dans ce coin du coup... Et c’était marrant de visionner le truc avec Antoine de Maximy à côté, de le voir se marrer en regardant certains passages.
Ensuite la discussion, pas de révélations fracassantes (il nous a juré n’avoir jamais pécho dans le cadre de l’émission) mais c’est intéressant de connaître les coulisses d’une idée aussi sympa. Quant à lui, il est exactement pareil que dans ses documentaires : une chemise rouge (qu’il n’avait pas quand je l’ai croisé plus tôt dans la journée, c’est une tenue de scène !) une bouille facétieuse, un sourire permanent aux lèvres, nature peinture, rigolo. Plus une qualité : il sait gérer les fans bourrés qui viennent s’accrocher à son micro avec beaucoup de tact !
08 août 2011
Time is running out
[Muse]
OUiiiiiiiiii je saiiiiiiiiiiiis, j’ai honte. Le rythme des MAJ traine un peu la patte, et je peux même pas mettre ça sur le dos des vacances.
Mais rassurez-vous, j’ai préparé plein d’autres excuses ! Notamment des retrouvailles, le chopage de crève une fois par semaine (Bretagne mon amour), des festivals en veux-tu en voilà, une récupération qui n’est plus la même qu’à mes 20 ans, la bonne flemme etc.
Et pourtant j’aurais pleins de trucs à vous raconter, c’est balot hein…
En attendant de trouver le temps, quelques photos du FIL (Festival Interceltique de Lorient) de ce week end.
Un lien vers le duo Luce/Orelsan, "La machine" que j’aime bien.
Un lien vers un nouveau blog chouette : Non Contractuel.
Un lien vers un tumblr qui me fait marrer bêtement (et qui fera marrer principalement les twittos je pense) : Personal Branling
Un lien vers un autre nouveau blog qui m’a l’air potentiellement chouette : Observatoire du phénomène de Douchebaguisation
Et pour finir, une blague lue sur Twitter hier et qui m'a fait toute la journée (j'étais TRES fatiguée) : "Bonsoir, Un Rihanna s'il-vous-plait." - "Un Rihanna ? C'est quoi ça ?" - "Rhum Pomme Pomme Pomme"
(Pour ceux qui ne comprendrait pas, un lien vers le délicieux nouveau morceau de Rihanna)
Logiquement avec ça, vous avez de quoi tenir la semaine. See ya !
31 juillet 2011
Au beau milieu d'octobre, ou en plein mois de juillet
[Deportivo]
'tain les gars on est mal. Je suis amoureuse.
Vendredi, je suis partie au Pont du Rock à Malestroit (charmante bourgade morbihane, dans laquelle personne n’aurait jamais foutu un pied s’il n’y avait pas ce sympathique festival).
J’étais pas super en avance et j’ai loupé le début de Furs. Oui bon j’ai vu 3 morceaux quoi. Ce qui est déjà nettement plus qu’aux Vieilles. Et ça confirme ce que j’avais perçu à Carhaix.
(Vous remarquerez qu'il fait BEAU)
Tu sens que les mecs sont pas venus là pour beurrer les sandwichs, et que si le chanteur avait les moyens financiers de briser une guitare par set, il le ferait avec plaisir.
Ils sont minots les Furs, un peu minets aussi sans doute, mais y’a dans leur son une vrai puissance décapante, une rage brute rock’n’roll, qui va bien plus loin que tous les pseudos groupe de rock junior qu’on nous a sorti pendant les années 2000 (Naast et consorts).
Je me répète donc : retenez ce nom, FURS.
Ensuite pause apéro/camping.
Je reviens sur le site avec Ludo (coucou) pendant le concert de Lilly Wood and the Prick. Qui eux aussi confirme ce que j’avais perçu. Lilly est une putain de poseuse et ça m’insupporte. Quant au fait de jouer deux fois le même morceau en moins de 20 minutes, je ne vais pas m’appesantir. Tube ou non, si t’es pas capable de tenir sur un set de 45 minutes, reviens nous voir quand t’auras un peu bossé.
Moriarty. Que je connais quasiment pas, mis à part, comme tout le monde, le très beau « Jimmy ». Mouais, bon. Le son brouillon (globalement j’ai trouvé le son mauvais sur l’ensemble des prestas), l’ensemble du groupe qui fait pas forcément passer le truc sympa et convivial auquel je m’attendais. Bref je ne suis toujours pas conquise alors autant aller au bar VIP.
Et revenir pour Deportivo.
'tain les gars on est mal. Je suis amoureuse.
Ne nous leurrons pas, c’est quasi exclusivement pour eux que je me suis tapée l’heure de route jusqu’à Malestroit.
Ces mecs sont des bêtes textuelles et musicales, ils sont drôles (et puis physiquement, ils sont pas dégueus non plus).
Ce qui nous amène à mon problème, j’étais ravie de les voir (même si le son BLABLABLA), ils étaient à fond et n'hésitent pas à se frotter au public, mais j’avais pas du tout envie de les partager avec les centaines de personnes autour de moi. Non non non.
Idéalement, il faut maintenant que j’arrive à avoir Deportivo en acoustique (histoire que la voix de Jérôme soit un peu mise en valeur) rien que pour moi (et quelques potes, je suis pas pute à ce point), et qu’après on boive des bières et on raconte des conneries tous ensemble.
Voilà.
Jérôme, Richard et Julien, vous êtes les bienvenus chez moi.
Impression générale : Le Pont du Rock c’est chouette, joli site, et ça fait du bien de revenir dans des festivals à taille humaine, où il n’y a « que » 6000 personnes avec toi.
La dernière fois que j’étais venu j’avais trouvé le public hyper jeune, genre on vient prendre notre première cuite et la musique on s’en bat, là un peu moins. Le festival passe actuellement à un stade supérieur en terme de fréquentation et le mix entre mélomanes et jeunes foufous est plus équilibré.
Cool soirée donc.


























