[Shurik'n]

VIEILLES CHARRUES, PRÉAMBULE.

 

Dernièrement, j’ai du réfléchir à deux fois pour me rappeler de mon âge exact. Passé 30 ans j’ai arrêté de m’y intéresser vraiment, partant du principe que j’étais passé de l’autre côté, celui des vieux adultes responsables.
Mon mode de vie n’ayant pas capté les subtilités de cette nouvelle ère, je continue d’aller chaque été à Carhaix, afin de fouler la terre de Kerampuilh et me baigner dans un bain intergénérationnel d’aficionados de musique (et de mauvais alcool à outrance).

Cette année fût le théâtre d’une cruelle déconvenue quand j’ai appris qu’aucun copain de camping n’allait m’accompagner aux Vieilles Charrues. 

J’ai eu du mal à y croire mais qui un enfant à élever, qui un loft à retaper, qui des vacances à payer, il a fallu que je me rende à l’évidence (et que j’acquiers des gonflettes pour éviter de me noyer dans mes larmes) (nager et se moucher ne sont pas compatibles), j’étais seule-toute.

C’était un peu traitre de la part de certains, quand on se souvient de notre pacte de 2017 m’enfin… Chacun s’arrangera avec sa conscience…………..

L’espace d’un instant j’ai tenté de me raisonner, de me dire que les temps changent, qu’il faut s’y faire, que 15 fois d’affilée c’est déjà pas si mal, que je vois suffisamment de concerts comme ça, et puis NON.

Ce ne serait que deux jours, à dormir dans la voiture, mais il n’est pas encore venu le temps où je me résoudrai à rater les Vieilles. #keepfighting

 

Jeudi je chope la crève. Un chaud-froid bien connu des bretons auxquels la météo aime jouer des tours.
Vendredi midi, je prends la route pour Carhaix, armée de capsules d’huiles essentielles, de boites de Doliprane, de paquets de mouchoirs et d’un thermos de café.

Sachez que la DDE a refait la quatre voies entre Montauban-de-Bretagne et Saint-Méen-le-Grand, du bien bel ouvrage. J’en profite aussi pour vous faire un retour d’expérience concernant la limitation à 80km/h sur les routes départementales : dans le Kreiz Breizh, l’info n’est pas passée. Ou alors tout le monde s’en fout / est contre.

Pour une analyse plus poussée, je vous recommande de lire l’obsession Slow & furious de Sophian Fanen / Les Jours (et de vous abonner aux Jours, parce que c’est le média le plus intéressant que je connaisse et ils ont besoin d’abonnés supplémentaires pour survivre) (merci pour moi, je souhaite continuer à les lire).

 

Je suis dèg car je ne trouve pas de place sous les arbres pour me garer (quand tu dors dans ta voiture en plein été, c’est un paramètre IN-DIS-PEN-SA-BLE à prendre en compte), mais rassurez-vous, j’ai pu me déplacer  au retour, quand la moitié des gens sont partis.

Même si je suis un peu triste de ne pas être au camping pour cette édition, je savoure de ne pas devoir faire le trajet de 4 bornes avec 15 kgs de bagages à transporter.

 

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