[PNL feat les miens]

VIEILLES CHARRUES, JOUR I 

 

Carhaix, ici Carhaix ! 4 jours d’arrêt !
C’est reparti pour un tour et cette année je ne fais pas ma mauviette, je me fais la totale.

(ALERTE snobisme/slapette, pour chaque artiste que j’ai déjà vu, je préciserai l’année et le lieu de la 1ère fois)

 

Harnachée de mon sac de rando, qui pèse au bas mot 15 tonnes, je m’attaque au parcours du combattant pour récupérer mon pass et rallier le camping.
Sur le chemin je croise un mec dont la tête me dit quelque chose. Après vérification dans le journal, c’était bien Michel-Édouard Leclerc #WTF

 

Cette année, jauge complète et arsenal anti-terroriste obligent, les accès du festival ont changés.
« Ah non, ici c’est réservé aux campeurs bénévoles ! Vous voyez ce petit chemin escarpé en terre et pierres ? Pour vous c’est par là ! »
Par curiosité, je viens de regarder le trajet sur Google Maps, y’a quand même plus de 2 bornes entre ma voiture et la nouvelle entrée du camping.

 


BREVE DE CHARRUES
«  Ca ouvre à quelle heure le site ? Non mais bon, si on venait pour les concerts, ça se saurait… »


 

Autant vous dire que je suis arrivée devant la foule d’attente un peu en nage. Cela dit, l’heure et quart à patienter pour la fouille m’a permis de bien reprendre mon souffle.

Heureusement, les copains avaient eu la judicieuse idée de se poser dans le premier camping à l’entrée. Je parcours quelques mètres avant d’entendre « KLERVIIIIIIII ! » et de voir arriver mes cousins. Les Vieilles, ce petit monde, cette grande famille #QLF.

Pour le premier concert de cette édition, je rejoins ma mère (#QLF je vous dis).
Talisco (Marseille, 2014) est sur Kerouac, c’est pas mal, même si ça lui sied mieux de jouer dans des petites salles je trouve.

 

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Les copains sont déjà forts en jambe grâce à des ti punch de Rhum Bologne quand nous nous dirigeons vers Deluxe (Nice, 2012). J’aurais peut-être du les suivre sur cette lancée pour contrer mes a priori, car décidément, ça ne me convainc guère. Je leur accorde le sens du show et des costumes mais musicalement c’est un peu la kermesse.

De toute façon, je me barre voir Shame (St Malo, 2017) sous le chapiteau Gwernig.

La scène fait 30 cm de hauteur, je suis donc à cette distance de Charlie Steen qui m’avait déjà totalement ravi cet hiver.
Rien à redire, c’est royal, je me croirais dans un pub, ça fait du bien de pouvoir vivre cette proximité dans un festival tel que les Vieilles Charrues !

S’ils ne sont pas cramés avant (et je les pense suffisamment intelligents pour ne pas tomber dans le piège), on devrait logiquement les revoir sur Grall ou Kerouac dans quelques années.

 

 

(Et pendant ce temps-là, comme tous les ans depuis la nuit des temps, -M- chante Mama Sam…..)

 

Je retrouve les caribéens pour Alltta, le nouveau duo de 20syl (Hocus Pocus / C2C) qui vogue entre hip-hop et électro. C’est assez inégal. Des morceaux vraiment enthousiasmants, avec de bonnes instrus (un petit sample de Son Lux <3 ) associées au flow de Mr J. Medeiros, et d’autres plus incertains.

C’est quand 20syl annonce que son premier concert aux Vieilles date d’il y a 15 ans qu’on se rend compte que c’est également notre 15ème édition à Carhaix. Du coup on a signé (avec notre sang) pour les 15 prochaines (si on en tient 5, ce sera déjà une belle perf).

 

Sur ce, en parlant d’il y a 15 ans, on va se placer pour Manu Chao (Crozon, 2003).
J’ai réécouté mon CD du live la semaine précédente et je connais encore tous les morceaux par cœur, je suis prête !

Il n’y a pas tous les musiciens de Radio Bemba sur scène, mais on reconnait les têtes, parsemées de quelques cheveux blancs supplémentaires. De là où on est, le son n’est pas ouf (les voix sont quasi inaudibles), l’ambiance n’est pas dingue dingue et M. m’achève en déclarant « Non mais j’adore hein, mais c’est passé… ».

Force est de constater… Qu’on se barre à Gwernig pour voir Meute. Et qu’on n’a pas regretté une seule seconde. Déso Manu, besos.

 

C’est une fanfare allemande qui reprend des morceaux électro. Le pitch ne me vend clairement pas de rêve d’emblée, et pourtant ! Eux aussi ont opté pour Son Lux quand j’arrive, avant d’enchainer avec du Flume, du Daft Punk, du Laurent Garnier, avec un grand talent.

Belle découverte !

 


BREVE DE CHARRUES

« Qu’est-ce qui est jaune et qui attend ? »


 

On poursuit avec Otzeki, qui dispose d’un créneau un peu étrange compte tenu de leur musique souvent planante. J’ai du mal à me mettre dedans au départ, alors qu’au coucher du soleil ça aurait été parfait.

Le moins qu’on puisse dire c’est que le chanteur est habité, et quand il descend dans le public en passant à côté de moi, je me rends compte que c’était mon voisin de concert de Shame. C’est beau ce soutien entre groupes brittons.

Je suis plus impliquée la deuxième moitié du set, je recommande l’album, je veux les revoir ailleurs. 

 

Depuis le début de la journée, et même depuis que j’ai envoyé mon planning prévisionnel, je suis en passe d’être reniée car je souhaite voir PNL (Paris, 2016).

Après avoir pris acte de la première défection (bouuuuuh), ris sous cape en entendant un « Vas-y on va voir PLS ! », je finis par en convaincre un de venir avec moi. Qui me sème fourbeusement au beau milieu de la prairie 5 minutes plus tard.

Leur scéno a évoluée depuis l’année dernière (on pouvait difficilement faire plus sobre que 2 mecs, sapés en blanc, sans musiciens ni décors ni lumière), il y a deux écrans sur lesquels ils jouent aux ombres chinoises ou passent leurs clips.
Je suis la seule  à ne pas connaître les paroles par cœur (et probablement la seule personne de + de 20 ans à être là de mon plein gré) (coucou les parents accompagnateurs !), même si je me fends d’un petit « OUAIS OUAIS OUAIS OUAIS OUAIS LE MONDE OU RIEN ! ».

 

Mes copains de camping acceptent de me révéler leur position pour que nous assistions au concert de Justice (Carhaix, 2007) ensemble (ils sont quand même un peu tolérants).

Comme d’habitude, ça tabasse assez inutilement (ce n’est que mon point de vue), ils sont assez détestables (ce n’est que mon point de vue), et le plan de feux est cool.
Le climax du set sera un mannequin challenge de 5 minutes à 2, assez ridicule (ce n’est que mon point de vue), suivi d’une version pétée (ce n’est que mon point de vue) de We are your friends.

 

Peut-être que la fin était mieux, je ne le saurais jamais.