14 novembre 2009
Premiers pas
Les amis, j’ai failli mourir. J’allais tranquillement à un concert dans une cave, traverse une rue SUR LE PASSAGE PIETON et là, un con me fonce dessus en bagnole.
Non mais sans blague ! Il s’est arrêté à 10cm de ma jambe pendant que je crevais le tympan de Laurianne par téléphone interposé.
« Désolé mademoiselle, je vous avez pas vu »
Et ma main dans ta gueule tu vas la voir !???
Depuis je ne vois plus la vie de la même manière…
Mais ce n’est pas de ça que je voulais vous parler à la base.
Mardi j’ai récupéré mes affaires dans un garde meuble à Aix en Provence. Je me demande encore comment j’ai fait pour vivre pendant 4 mois sans mes tomes des Notes de Boulet ou mes peluches ou mes CDs d’Interpol. Enfin en tout cas je suis bien contente d’avoir de nouveau un chez moi.
Même s’il a fallu se taper les 5 étages sans ascenseur.
En partant à la recherche du saint Graal (aka a place to live), j’avais en tête deux critères correspondant à mon image de l’entrée dans la vie active. Il me fallait soit une chambre séparée du salon, parce que c’est pénible de retrouver du tabac à rouler sur son oreiller après chaque apéro, soit une machine à laver, parce que c’est pénible de sortir de chez soi avec 5kgs de linge sale sous le bras.
Vu les tarifs immobiliers pratiqués sur Nice, je suis heureuse de vous annoncer que j’ai opté pour le studio avec machine à laver (et lave vaisselle !!). Ca y’est, je suis grande.
Mais quand je pense qu’en DUT j’avais une baraque de 70m² avec vue sur la mer, chambre séparée ET machine à laver à Perros-Guirec station balnéaire pour la modique somme de 250 euros, je me dit qu’on mesurait pas notre chance. Ou peut être que si…
Bref. Continuons notre découverte de Nice.
Des famille en rollers sur la promenade des anglais, c’est très cliché, mais c’est très vrai.
En toute objectivité BIEN SUR.
On n’a pas des métiers faciles…
Ballet entre avion et mouette.
Et ce week end, je n’ai pas d’amis, mais j’ai trouvé quelqu’un avec qui passer mon samedi soir et je suis sure qu’il saura me donner l’impression d’être chez moi J
09 novembre 2009
Comme un ouragan
Sur la route du luxe, un arrêt à St Jean Cap Ferrat où se trouve une magnifique statue de la vierge à l’enfant de 4m de haut (sans déconner elle fait trop peur, je suis partie en courant après avoir pris la photo).
Ce que l’on peut dire de Monaco, globalement, c’est que c’est décevant.
Moi qui m’attendais à des sommets de beauté, d’élégance, de richesse, de propreté. Ben non.
A Monaco t’as des Petit Casino et des Carrefour Market (ce qui est quand même loin d’être classe, même si c’est bien utile), des bâtiments moches et la fête à neuneu. C’est un peu pénible d’ailleurs, parce que Monaco étant construit dans une espèce de cuvette, ça résonne. C’est à dire que quand tu es en haut du rocher, face au palais des Grimaldi, en train de te recueillir en pensant à Rainier, t’entends : « Vous z’êtes prêêêts ?? Allez c’est parti, c’est reparti pour un touuuuur ! » (A imaginer avec l’accent forain) et les hurlements des passagers de la Tour Infernale.
A part ça, il a plu, les petites rues de la vieille ville sont pas mal et le kitsch ne les a pas encore tous tué.
(Et j’ai eu la chanson de Steph de Monac en tête toute la journée)
Bonus : Rien à rajouter !
06 novembre 2009
Première rafale de photos
Pour l'instant ce qu'on peut dire de Nice, sans rentrer dans les détails, c'est que c'est bien joli.
22 octobre 2009
Making Mamma so proud
Il y a deux semaines j’apprenais officiellement l’obtention de mon master en administration des institutions culturelles. Hier j’apprends que je l’ai avec 13,2 de moyenne. Chuis contente.
(Bon ok, on avait sabré le champagne il y a quasiment 2mois, mais on est vachement positives et confiantes de nature !)
Et sinon, si en ce moment il y a des gens qui vous gavent, 13ème Rue vous propose un petit défouloir. Vous vous doutez bien que le futur président de l’EPAD et le porte parole du gouvernement en ont déjà fait les frais. Le net c’est cruel…
21 octobre 2009
On restera dehors
Samedi, 8h, après 10 secondes de « Mais où suis-je ?? Que fais-je ?? », je vendrais ma mère pour une heure de sommeil supplémentaire ou un café mais je prends conscience de la réalité et traverse Marseille pour aller choper le train pour Nice où j’ai un rendez vous professionnel (ahahaha).
Je longe la Côte d’Azur for the first time of my life et constate que quand à Nantes on sort l’écharpe et les gants, à Juans Les Pins on se dore la pilule et on se baigne. Je crois qu’on ne vit pas dans le même pays…
Arrivée à Nice, je file dans le tram, et si un jour vous y allez, je vous conseille de monter dedans juste pour entendre le jingle d’annonce des arrêts. C’est merveilleux. Outre la traduction en patois niçois (comment ça s’appelle ?), il y a une charmante musique.
Je suis un peu déçue de ne pas avoir pu visiter la ville car ça a l’air bien joli (il y en a un qui ne doit plus se sentir de joie à la lecture de cette phrase !), et puis en plus il fait un temps de rêve, dans le car il y a même la clim.
(Photo prise du car, ce batard de chauffeur n’a même pas voulu attendre que j’aille faire une photo sur la promenade des anglais)
Une fois mes obligations passées, il faut que je redescende de l’arrière pays pour choper le dernier Nice-Marseille. Evidemment le car ne passe pas. Ca aurait été trop simple.
Je me retrouve donc à faire du stop en priant (hyper difficile) (essayez donc de lever le pouce en ayant les mains jointes) et ça marche. Une voiture s’arrête et me conduit à la gare de Nice en un temps record, j’ai l’impression d’être dans Taxi et d’aller à Marignane mais en plus sympa parce qu’on parle danse hip hop et je ne vomis pas en descendant de la voiture.
Je cours sur le quai et monte dans le train au moment où le coup de sifflet retentit.
Mais je n’ai pas mon billet. Et ma carte visa électron n’est pas acceptée à bord. Et « Je vais être obligé de dresser un procès verbal ». Et une voix venue du siège en face « Tu descends à Marseille ? Je peux payer si tu veux, tu me rembourseras là bas… Si ça peut t’éviter un PV… ». Après Taxi j’ai l’impression d’avoir Largo Winch en face de moi (soyons clair je n’ai jamais lu une seule BD de Largo Winch mais je l’imagine comme ça, avec un jean blanc, des chaussures noires à bout pointus et des lunettes pour lire).
Si ces deux jeunes hommes qui m’ont sauvés la vie passe par ici par le plus grand des hasard, qu’ils soient encore 1000 fois remerciés pour leur aide !
J’arrive enfin à Miramas à 21h30, j’ai trouvé une charmante chambre d’hôte pour squatter jusqu’au lundi. Rachel et Vincent qui vous accueillent à coup de crêpes, de caramel au beurre salé et de smoothies, voilà des gens qui savent recevoir !
Après un dimanche culturel (merci Laurianne pour les invits) (again), lundi matin je fais l’ouverture de la FNAC du centre Bourse, je n’arrive pas à savoir si c’est classe ou pathétique.
Je profite de ce dernier jour d’été qui m’est offert en lézardant en terrasse près de la Canebière et du Vieux Port, la lumière provençale me manque. Assurément.
Pour survivre à + de 7h de train par jour, il faut des bons bouquins et de la bonne musique.
Playlist indispensable de voyage :
Antony and the Jonhsons, « I’m a bird now » ; « The crying light »
Lykke Li, « Youth Novels »
Girls in Hawaii, « Plan your escape »
Beirut, « Gulag Orchestar »
Mariee Sioux, « Faces in the rocks »
Last Shadow Puppets, « The age of the understatement »
Alex Beaupain, « BO des Chansons d’amour »
MGMT, « Oracular Spectacular »
Mokaiesh, « Mokaiesh »
The Strokes, « First impression of earth »
(Photos prises à la Friche de la Belle de Mai)
20 octobre 2009
'Cause I love your smile
De retour de mon séjour sudiste, l’impression d’un clignement d’œil dans mon lit à Nantes et d’un voyage improbable au pays des songes pendant 4 jours.
Vendredi, 7h30, je m’installe dans le TGV Nantes/Marseille, il fait nuit, et d’ailleurs c’est exactement le milieu de ma nuit d’habitude.
7h plus tard, je suis toujours à la même place, suite à un accident électrique sur la ligne, mon train arrive avec 2h de retard, avec notamment une pause de 45 minutes aux environs de l’Estaque (il y a certes plus dégueu comme paysage).
Je rejoins Lau, puis Rach, puis Tho, direction les Docks des Suds pour la Fiesta des Suds, festival qui pratique des prix prohibitifs (35 euros la soirée) pour les pauvres gens qui n’ont pas d’invits (nous n’en faisons heureusement pas partie) (Merci Laurianne !).
Lieu et déco top, son mitigé sous le chapiteau pour le concert d’Anis. C’est sympa mais un poil répétitif ses morceaux…
On poursuit avec Izia, très bon son par contre dans la salle. En même temps heureusement car on a beau avoir entendu 100 fois « Elle a 19 ans et une voix de malade », en live, ça reste impressionnant !
Une « chanson pour pécho » plus tard, on retourne sous le chapiteau attendre Charlie «like a hobo» Winston.
Et là, c’est une immense déception… J’avais été agréablement surprise aux Vieilles de découvrir la puissance et les nuances de sa voix, là c’était juste une bouillie sonore assez inaudible.
Idem au niveau de l’ambiance, dans les spectateurs et sur scène, alors je veux bien croire que le public breton est meilleur et que c’est plus jouissif de jouer sur Glenmor mais quand même !
Heureusement, il y a eu un rappel de malade qui a laissé entrevoir ce qu’aurait pu être un TRES bon concert, avec traversée du public en courant (et en touchant Rach par la même occaz, coquin !), puis en slamant.
Et puis ce sourire quoi.. !
03 octobre 2009
Chambéry
Après avoir quitté Arles la larme à l’œil, j’ai poursuivi mes vacances en Savoie (ou bien), à Chambéry. On ne le dira jamais assez, la Savoie, c’est TROP MAGNIFIQUE.
Le chantier des halles – la rue du Théâtre – Le pro du tire bouchon – Un praticien qui inspire confiance – Un effet spécial – Un pur moment de tendresse entre Fab&Fel – Le lac du Bourget.
Bonus Arles : Pour prouver que j’y étais, quand même…
02 octobre 2009
Arles 2
Puis vint le temps de la Féria. Aaaaah la Féria… Une ambiance extraordinaire, une convivialité hors norme (sans doute aidée par les pichets de bières et les représentants Ricard mais qu’importe), de la musique de qualité, des dance floors endiablés ! Trois jours de bonheur intense en somme, pendant lesquels l’argent et les heures n’ont plus d’importance, le rythme étant donné par le nombre de grammes dans le sang.
Lucie aime toutes les marques de bière – La paëlla a l’air dégueu – Email Diamant, le goût du blanc – La Muleta forever – Les méfaits du port de la casquette – Le Ricard, une valeur sûre – Chevaux et fanfares, ou comment essayer de donner une caution folklorique à une beuverie – Pause pasta – Estelle découvre les joies de la Heineken – la paëlla a l’air bonne – Les arènes c’est bien joli.
Bonus tracks : On assume !
01 octobre 2009
Arles
Quasiment deux semaines plus tard, il est temps de se reprendre une bouffée de vacances en regardant les photos des moments heureux (mais passés) (mais très heureux) (mais très passés) (trépassés même) (ahahaha).
En Arles, il y eut des retrouvailles, des baignades & de la bronzette, des effets d’optique. Et des soirées. Mais chaque chose en son temps…
31 août 2009
Et j'ai même pas vu le sieur Astier. Paye ta déception.
Ce week end, j’étais au festival du Roi Arthur, à Bréal s/ Montfort, charmante bourgade d’Ille et Vilaine dont je vous recommande chaudement le centre bourg, sa jolie église et son chaleureux bar PMU.
Partie à 14h, arrivée là bas à 19h30, non pas que ce soit si loin mais un retour chez soi au bout d’un quart d’heure de trajet pour cause d’oubliage de tente (qui, au final, ne m’a même pas servie mais là n’est pas le propos) et un détour par Nantes n’ont pas aidés à la brièveté du trajet.
Bref, une fois arrivé c’est sympa de voir que c’est un festival à taille humaine où tu n’as pas besoin de faire 1h30 de rando entre les parkings et les campings.
Par contre, il faut bien dire que la sono était franchement pas top, on a eu l’impression que c’était le même groupe qui jouait toute la soirée, alors certes on était pas là pour la musique m’enfin quand même. Nous avons malgré tout tenu à rester devant le concert d’Elmer Food Beat pour entendre Daniela qu’ils ont repris en 1 minute chrono, un couplet, un refrain, merci, bonsoir. C’est con, c’était la seule qu’on connaissait.
Le deuxième truc notable de la soirée c’est que les Fils de Teuhpu ont tous finis à poil sur scène dans un grand élan de… de… de je sais pas quoi d’ailleurs.
Le samedi, devant l’église il y a eu un concert gratuit de Maion&Wenn mais malheureusement on est arrivés à la fin. Si vous ne connaissez pas Maion&Wenn, je vous invite grandement à aller voir des vidéos de leurs concerts, elles sont totalement barrées et génialement drôles.
Le soir, j’ai vu les Fatals Picards et ça c’était très chouette parce que je les aime bien. Et maintenant je les aime encore plus et Paul tu es si drôle, j’aimerais tant que nous soyons amis, je suis sûre que nous ririons beaucoup ensemble. A part ça, Superbus a pris cher dans sa gueule, c’est un peu tirer sur l’ambulance de dire du mal de Superbus m’enfin ça ne mange pas de pain (spéciale kass dédi) et c’est toujours efficace.
L’enchainement avec la Ruda fut rude. Déjà depuis qu’ils ont perdu la salska, les albums sont moins bien mais les concerts restaient à la hauteur. Mais là… Je ne vais pas en dire plus tiens !
Rien à voir mais si vous vous demandiez si on pouvait survivre en se nourrissant uniquement de pitch, de glace à la fraise, de houblon et de nicotine, oui c’est possible. Mais je ne suis pas bien sûre que ce soit viable sur la durée comme régime…
Le dimanche, après avoir crevée de froid toute la nuit (tu y crois toi, de voir sortir de la buée quand tu parles, en plein mois d’août !?), j’étais hyper en forme et enthousiaste quant à prendre ma voiture pour me taper les 2h de route nécessaires au ralliement de mon home sweet home.
Logiquement j’étais en état de conduire, mais bon, la logique après deux jours de festival s’associe difficilement à la logique de l’éthylotest et celle de l’homme en bleu qui le tient.
Autant vous dire que quand j’ai été sommée de me mettre sur le bas côté, je faisais moyen ma maligne, d’autant que mon essuie glace arrière refusait de s’arrêter d’essuyer, et que vu la chaleur, c’était un peu suspect.
Evidemment ça s’est bien fini, le monsieur m’a donné l’embout de l’éthylotest parce que « ce sont des embouts à usage unique », non, sans déconner !? Ah ben zut, moi qui pensais avoir récolté les miasmes de tous les mecs que t’as contrôlé depuis ce matin… Qué déception… Et je suis rentrée chez moi saine, sauve et sobre.
Conclusion : le Festival du Roi Arthur c’est bien, mais d’ici l’année prochaine va falloir investir dans une sono (et un graphiste).









































































