[Vianney feat mon téléphone]

VIEILLES CHARRUES, JOUR III

 

Samedi matin, il fait chaud chaud chaud et mes comparses décident d’aller prendre une douche.
Les gens s’embourgeoisent passé 30 ans c’est hallucinant…

Moi et ma crasse en profitons pour acheter une casquette Le Télégramme (j’ai oublié la mienne…) avant de faire un tour dans le nouvel espace inauguré cette année : le park du château. Il y a quelques stands de bouffe et boissons, des faux parasols, quelques fanfares qui animent la matinée, et une grande roue (gratuite, je l’apprends plus tard…).

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Le temps d’un café, mes srabs (ouais, tant qu’à être dans le délire rap français, j’y vais à fond) se pointent et on file au bourg manger des tacos dans une crêperie #exotisme.
Un groupe joue de la musique irlandaise #uileannpipe, c’est pas désagréable.

 

Je retourne au camping faire une bise à la sista #QLF avant de rejoindre la horde de fanatiques qui vont voir Vianney.

Je ne vous cache pas que j’ai été reniée une deuxième fois avant ce concert. C’est pas possible d’être élitiste à ce point…

Alors oui, j’aime plutôt Vianney. Je n’aurais jamais été le voir en concert, du coup là c’était l’occasion. Et, haters gonna hate, j’ai kiffé… Le mec tient Kerouac, seul avec sa guitare, il a une super voix, il fait une reprise de Caroline de MC Solaar en mode ragga, il est chouchou, des milliers de gens chantent en chœur, il fait beau, ce serait très con de bouder son plaisir !

 

C’était au tour de Camille de se lancer. Je sais qu’elle est hyper douée, je lui reconnais tout le talent du monde, mais j’y peux rien, ça ne me touche pas.
(Sans compter qu’elle est pied nus sur scène et ça… C’est assez rédhibitoire) (surtout quand, de ce fait, elle ne peut aller sur l’avant de scène parce que le sol est brûlant)

C’était quand même un peu marrant quand elle fait monter une dizaine de personnes du public pour danser la bourrée.

 


BREVE DE CHARRUES

« Au Hellfest, le panier moyen est plus élevé »


 

J’enchaine avec Colorado (Dogville, 2017), des briochins qui font de l’électro un peu pop que j’aime beaucoup. Alors forcément, à 17h en plein soleil c’était pas l’idéal, mais ça a conforté mon opinion. 

 

Vers 18h c’est un peu le ventre mou, j’ai retrouvé les copains (heureusement l’alcool leur pète la mémoire, ils ne se souviennent pas longtemps de mes fautes de goût) (ou juste ils sont assez gentils pour faire semblant d’oublier), on jette un coup d’œil à Naïve New Beaters (Carhaix, 2012) toujours barré et festif.
David Boring incite les gens à se mettre debout sur les épaules de leurs potes, car il constate que c’est la mode cette année (je ne comprends pas comment on peut avoir autant d’équilibre).

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À 19h, je vais me placer idéalement pour Royal Blood (Bristol, 2014), c'est-à-dire pas trop près car je fuis les pogos, mais pas trop loin pour être au beau milieu de l’ambiance.
Bon. Autant vous dire que s’ils remplissent des stades anglais en moins de 2h, en France c’est pas encore des superstars. Je finis par être près sans être bousculée une seule fois.

Cela n’entache en rien le kiff total du set. Les mecs, ils sont deux, ils se pointent, ils te démontent les genoux et ils repartent avec les rotules sous le bras.

Le batteur se fait plaisir en venant choper le tuyau d’arrosage d’un des agents de sécu pour inonder la foule de flotte avec un petit air narquois. Puis repart consciencieusement tabasser son instrument.

L’Angleterre me manque putain…
(Du coup depuis j'y suis retournée une semaine) (pour, entre autres, acheter le dernier album de Royal Blood) 

 

Impossible de rester sobre après ça (on est d’accord que les 2 bières du petit déjeuner ça ne compte pas ?). Une pinte bordel ! Ca tombe bien, il y a un apéro au soleil en écoutant Clément Bazin (Paris, 2016). Son beatmaking à base de steelpan est parfait pour cet instant (globalement c’est toujours agréable).

 

On se bouge tout de même pour aller jeter une oreille à Kery James et je regrette à fond de ne pas avoir été devant et/ou de connaitre les paroles.
Un puriste aura passé les heures suivantes à cracher sa déception mais perso j’ai trouvé ça très cool, il était méga classe avec ses gants de boxes rouges sang,  ça m’a donné envie de me plonger dans sa discographie (pas uniquement parce qu’il a chanté 2 fois le morceau « Le 2-9 c’est le Barça ! »).

 

Notre éloignement nous aura permis de nous placer facilement pour le concert d’Arcade Fire (Carhaix, 2007) sur Glenmor.

Soyons clairs, haters gonna hate again, je ne suis pas une grande fan des canadiens. Mais bon, ça ne coûte rien de tenter à nouveau. Ca m’aura en plus de gagner des points de karma en « sauvant » une meuf en détresse.
D’ailleurs c’est là que je me rends compte de l’état d’esprit altruiste dans lequel me plonge les Vieilles. D’ordinaire, une personne qui me tombe dans les bras en chialant « j’ai perduuuuuuu mes potes, et j’ai pluuuuus de batteriiiiiiie, et je sais paaaaaas où je dooooors », je la laisse s’écraser par terre en me disant que c’est pas possible d’être aussi conne.

Bref, au-delà de ce psychodrame, je ne peux pas dire que j’ai été totalement convaincue, même si la deuxième partie du set m’a plus plu (mon appréciation a pu être influencée par le nombre de centilitres de Vodka-Get-Perrier ingéré au fur et à mesure du concert) (normalement je ne bois pas mais il faut bien avouer que j’ai eu vachement moins mal au dos ce soir-là…).

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J’étais trop motivée pour enchainer avec M.I.A., une de celle que j’attendais vraiment de voir sur Kerampuilh.

Ah ben mes amis… La déception fût à la hauteur… C’était nuuuuul (encore + que Kungs) ! Elle a démarré 10 minutes en retard, fini 20 minutes en avance, baclé Paper Planes, usé du playback, exploité ses choristes. Un scandale.

Je ne m’étendrais pas, POUCE EN BAS.

 

Grosse pression sur Jean-Michel Jarre pour finir la soirée en beauté.

Je dois dire que c’était pas mal. Une jolie scéno, de belles mélodies, pour un mec de 60 ans qui doit assurer le dernier set du samedi soir aux Vieilles, il a bien géré.
Evidemment il parlait beaucoup plus entre les morceaux que d’autres artistes électro plus jeunes (j’ai bien aimé son petit laïus sur Edward Snowden) mais ça passait plutôt pas mal.

À la moitié du set on est parti voir  (il y a parfois des choix à faire), et sans faire de mauvaises blagues (pas le genre de la maison), mes deux derniers camarades étaient assez raccords.

 

Je vous épargne le trajet du retour, l’important est que nous soyons tous trois arrivés sains, saufs et debout dans nos tentes respectives.