[Benjamin Biolay]

Vieilles Charrues, III

Samedi, le soleil est toujours éclatant, qu’est-ce que c’est agréable de prendre son petit déjeuner en débardeur sans devoir s’abriter de la pluie !

Re petit tour au village pour choper un café et se tremper le crâne avant d’aller sur le site.

Aujourd’hui les premiers concerts ne me font pas frétiller, on tente un spectacle dans le Verger (zone des Arts de la Rue), mais c’est pas concluant.

Je vais finalement voir un peu Féfé qui avait donné un très bon concert il y a trois ans. Comme les 18 autres groupes que j’ai déjà vu aux Vieilles Charrues, j’ai pas envie de tomber dans la redite, mais pendant ¼ ça va. Il monte sur les épaules d’un mec pour faire une chanson en avançant dans le public, ce qui est plutôt couillu quand on joue sur Glenmor, embrasse un romain au passage, bref il fait le job.

C’est là que survient un épisode inattendu. Toujours coiffée de mon paréo préalablement trempé car « Protégez-vous la tête, mettez-vous de la crème solaire », je trouve qu’il commence à faire gris, et puis je reçois une goutte, puis deux, puis il pleut un peu. Vous me direz, les Vieilles Charrues sans une seule goutte d’eau, ça n’aurait pas été vraiment normal. C’est quand même méga relou que ça tombe pile à l’heure de la glace Jampi, et que je doive me trimballer ensuite ce tissu tout mouillé pendant des heures. Heureusement ça n’a pas trop duré. (Et j’ai pris une gaufre) (je ne vous recommande d’ailleurs pas les gaufres)

Jonathan Wilson pour continuer. Joli, bien fait, agréable sur le moment, mais je ne pense pas que ça me laissera un souvenir impérissable.

Je vois la moitié de Jodie Banks, qui là aussi propose quelque chose de bien fait, mais sans originalité aucune, et il y a  fort à parier que dans 10 jours j’aurais oublié leur existence.

Hiiiiii c’est l’heure de Superpoze !!! Pendant que 95% du public se rue vers Asaf Avidan (amusant quand on pense qu’il y a deux ans on était loin d’être serrés lors de son concert sur Glenmor), l’espoir de l’electro française entre sur Grall.

Je suis de toute façon conquise d’avance mais le set est mortel. C’est un infini plaisir que de voir Superpoze sur scène, souriant, sautillant, investi (c’est si rare dans cette esthétique que ça mérite d’être souligné).
C’est évidemment dommage qu’il n’y ait pas eu plus de monde, mais Gabriel, dans deux ans tu reviendras, tu auras toujours ton merveilleux sourire et nous serons des dizaines de milliers à le voir sur les écrans.

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Je vois une partie du set de The Red Goes Black que je trouve ni désagréable ni follement original (même si, une fois de plus, c’est bien fait) (le problème, c’est que bien jouer ne suffit pas), mais je dois être la seule car c’est eux qui ont remporté les Jeunes Charrues (face à Goldwave………. Ça n’a aucun sens…..)

C’est pas tout ça, mais Benjamin Biolay arrive sur Kerouac et depuis 12 ans que je l’écoute c’est la première fois que j’arrive à le voir en live. Excellent moment, celui que l’on pourrait qualifier de Grumpy Benjamin a l’air d’être particulièrement en forme et heureux d’être là. Les chansons, magnifiques, défilent, La Superbe, Dans mon dos, ET Ô COMBLE DU BONHEUR Brandt Rhapsodie avec Jeanne Cherhal venue pour l’occasion. En plus de la plus belle chanson d’histoire d’amour jamais écrite, ils nous font la primeur d’un inédit que j’aime déjà.

Seul étonnement/mini regret : qu’il n’ait pas fait Ton héritage.

Je rejoins les copains pour aller voir Neil Young, je pressens déjà que les 2h vont être longues, et au final, je confesse que les 30 minutes que j’ai passé dans le public on plutôt été consacrées à discuter qu’à écouter. En même temps, normalement quand c’est bon, tu te tais de toi-même…

On se scinde pour aller voir Oxmo Puccino et c’est une bonne décision. Je ne connais pas trop ses albums mais les 50 minutes de concert que j’ai vu m’ont plu. Notamment le ¼ américain et le dernier morceau à base de funk/disco/électro qui ont fait se déhancher le public.

Ce fût aussi le moment d’une des meilleurs blagues du festival : un mec se tourne vers nous « C’est qui qui chante là en fait ? » « Neil Young. « Neil Young est noir ??? ». Oui, on a pas mal d’humour.

Encore un choix de merde à faire : Hanni El Khatib ou Rone ? Je me dis que j’ai plus de chance de voir Rone rapidement donc je file voir l’américain.

C’est gras, nerveux, blues, rock, droit au but, straight to the point, ça bouge grave, il a la classe avec son cuir et son pento, les lumières envoient du lourd (ça peut paraître con à préciser mais ça joue vachement), et je danse pendant 1h15.

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Je ne sais pas à quel moment je me suis dit que j’allais suivre les gens vers The Roots, parce que c’était l’évidence même que ça n’allait pas m’enthousiasmer.

Résultat, au bout de trois morceaux je fonce voir Cashmere Cat dont je n’avais jamais entendu le nom avant de le voir sur le programme. Je ne suis pas la seule et je peux vous dire que j’ai pas regretté ! Très bon set auquel on pourrait à la limite reprocher la propension à intégrer des samples de morceaux commerciaux et sirupeux, mais ça nous a permis de faire nos biatchs et nos gangstas alors on ne va pas bouder notre plaisir !

J’ai appris plus tard que Casmere Cat était norvégien, la Scandinavie, que voulez-vous que je vous dise… Une valeur sûre. 

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Concours de blagues sur le chemin du retour au camping :
« Qu’est-ce qu’une patate poilue un soir de pleine lune ? » « Une patate-garou »

Voilà voilà voilà. Je ne peux malheureusement pas vous raconter les autres, qui étaient beaucoup plus drôles mais qui me vaudraient un procès que je préfère éviter.