[Santigold]

VIEILLES CHARRUES, JOUR 3

 

Les joies du camping, encore et toujours :

13h, le soleil tape sur Carhaix et la nuit a été longue pour certain(e)s, une jeune fille monte sur le talus pour vomir contre un arbre, nous sommes quelques-uns à la voir et compatir.

14h, le soleil tape sur Carhaix et la nuit a été longue pour certain(e)s, la même jeune fille remonte sur le talus pour vomir contre le même arbre, et cette fois c’est 200 personnes qui la remarquent et se mettent à l’encourager bruyamment. La fin de son calvaire sera saluée par d’enthousiastes « UNE AUTRE ! UNE AUTRE ! » et des coups de cornes de brume.

15 minutes de gloire, Warhol te les avait prédits.

 

Je loupe Dope D.O.D, trop de catchupage lannionnais à faire. Mais de l’avis général des rumeurs c’était très bien.

On se lance pour Garbage qui a du troquer son horaire contre celle d’un Bob Dylan apparemment capricieux. Il est 18h sur Kerampuilh, les gouttes tombent sur mon front, mais pour une fois c’est de la sueur pas de la pluie (glamour quand tu nous tiens). Déjà fatiguée, j’ai du mal à me laisser porter, j’entendrais Push it de la file du stand crêpes pour un petit retour nostalgique au collège.

On se place bien pour Santigold et ce fût un set mémorable ! Accompagnée de 3 musiciens et de 2 danseuses au dress code coordonné, elle a endiablé la prairie durant 1h mortelle. D’un coup la patate me revient et on danse jusqu’à plus soif. Elle fait grimper des spectateurs sur scène pour l’accompagner,  tout en prévenant que le premier qui touche à une de ses danseuses se fera botter le cul.

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Après ça, c’est Bob Dylan qui entre sur Glenmor. Comment vous décrire ce concert ? Pathétique serait sans doute le terme le plus approprié. Monsieur avait interdit les photographes et également les cameramen sur scène. Nous avons donc le droit à un plan large fixe sur lequel on ne voit rien. Ajoutons à cela une voix qui n’est plus celle d’antan et à la fin du 3ème morceau, j’entends pour la première fois les spectateurs huer. En neuf éditions des Vieilles Charrues, je n’avais jamais vécu ça.

400 000€ pour cette prestation, il va peut être falloir commencer à se poser la question de l'intérêt de programmer des vieilles gloires qui sont incapables de faire un set digne de ce nom et demandent des cachets exorbitants. Perso, pour cette somme là, j'aurais eu quelques autres noms à suggérer.

Aucun regret de se barrer pour aller voir Orelsan (enfin globalement, je ne vois pas pour quelle raison au monde, je regretterais un jour d’aller voir Orelsan). Malheureusement Grall est trop petite et le public trop nombreux pour profiter pleinement du set et je préfère partir pour garder un souvenir absolument ému de sa prestation à Nantes en janvier.

Arrivées pile pour le début de Kasabian. Wouh ! Je connais mal leur répertoire mais franchement quel bonheur ! Ca jumpe, ça chante, ça danse, ça fini en feu d’artifice sonore et visuel, un très bon concert qui envoie du bois.

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(c) Jérôme Fouquet 

Pour finir le festival, ça se joue entre Gossip et Chinese Man. C’est parti pour Chinese dont je n’avais pas un souvenir complètement dément, mais bizarrement l’ambiance était beaucoup plus folle qu’à Nice. Ce lundi 23 juillet 2012 à 1h30, je me dis qu’on n’est jamais si bien qu’une bière à la main, une clope dans l’autre, devant un concert sur Kerampuilh.

 

Lundi matin, le soleil tape toujours sur les Quechua restantes et le réveil est assuré par le service de nettoyage qui hurle en boucle dans un mégaphone « Les bénévoles ne sont pas là pour ramasser vos déchets, merci de respecter les bénévoles ! » et « Pour rester zen, mangez des nems ». La nuit a dû être dure pour eux aussi.

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Bye bye Wasteland, je reviendrai l’année prochaine, forcément.

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