[Crystal Fighters]

 

VIEILLES CHARRUES, PART 3

 

Samedi, réveil, vous n’allez pas me croire : il pleut ! Par contre, il faut le noter, c’est la première année où je ne crève pas de froid lors du trajet entre le site et le camping ni pendant la nuit.

De là à me balader en mini short assorti aux bottes, faut quand même pas déconner (non mais COMMENT ELLES FONT POUR PAS GRELOTTER ??).

 

14h30, ce serait bien l’heure de partir pour voir ce que donne un mix entre Zebra et le Bagad Karaez, mais on est si bien abrité sous la tonnelle.

15h30, ce serait bien l’heure de partir pour retrouver ma mère devant Angus et Julia Stone, mais on est si bien abrité sous la tonnelle.

17h, là pas le choix, lève toi et marche, je ne louperais Aaron sous aucun prétexte !

 

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Merveilleusement bien placés, Simon Buret est chatoyant, il se meut (c’est nulle cette conjugaison) avec classe (et c’est pas donné à tout le monde), ils jouent autant de morceaux du premier que du second album, je suis absolument ravie de les voir. Même si je suis toujours convaincue que ce sera 1000 fois + beau quand je les verrais enfin en salle.

Et puis j’insiste mais vraiment, ils avaient l’air contents d’être là et ça fait plaisir à voir. Parce qu’en festival, encore plus qu’en concert salle, je trouve que la complicité avec le public joue à 50% sur mon appréciation finale.

Bref, POUCE EN HAUT AARON, POUCE EN HAUT !!

 

Aaron PierreIglesias

 

(c) Pierre Iglésias

 

C’est à ce moment-là que je loupe The Shoes (+1 regret) et qu’il y a un vide intersidéral dans la prog : pendant 1h30, aucun autre choix que Yannick Noah oO. J’ai eu le temps de l’entendre dire « Ouaaais ! Vous êtes ma famille, vous êtes mes amis » et de vomir, avant de rallier le camping pour oublier dans la vodka.

 

On revient pour Misteur Valaire (le nombre de km parcourus en 4 jours, je vous dis pas…), nouvelle grosse sensation québécoise. Dit comme ça, ça fait peur, on imagine tout de suite la progéniture de Garou et Isabelle Boulay, mais en fait pas du tout ! Ils sont un peu foufous, c’est idéal pour danser durant l’heure de l’apéro (c'est-à-dire entre 10h du matin et 6h de l’autre matin) et l’énergie déployée donne ensuite lieu à une grande bataille de copeau durant (l’excellent) mix de Gildas de Kitsuné qui fait les interset.

 

Misteur JaquelineLedoux

 

(c) Jacqueline Ledoux

 

Tout le monde se barre pour aller applaudir Supertramp et moi je résiste, je prouve que j’existe, en restant voir Crystal Fighters. Mis à part que j’ai trouvé que la chanteuse ne servait absolument à rien, c'était pas mal. Ca fait un peu penser à Fools Gold par moment, ça va bien avec l’été (sauf qu’à ce moment-là, je le rappelle, il crachine toujours).

 

Pouf pouf re Gildas, puis Tiga sur lequel je n’ai absolument rien à dire, aucun avis, aucun ressenti. Je passe.

 

On entend Cypress Hill de loin en attendant The Bloody Beetroots.

 

Je sais d’avance que je vais me faire huer par les gens qui étaient présents mais je suis pas follement rentrée dedans. Déjà j’ai trouvé ça super bourrin et sans nuance, donc au bout de quelques morceaux ça a commencé à me gaver et puis j’étais fatiguée (bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh). Plus j’y réfléchi, plus je suis quasi sûre que je me suis tapée un micro sommeil à un moment (si, c’est possible, fût un temps je m’endormais en écoutant de la makina).

 

C’est dans des situations comme ça que je me dis que je devrais boire un peu + en festival. Y’a certains concerts, tu passes complètement à côté si t’es sobre…